Enquête sur la sexualité des ados - Résultats

15 février 2005

Examen critique d'autres enquêtes sur la sexualité des ados

 

 

N'oubliez pas de regarder les articles précédents et de mettre des commentaires. C'est très important.

Il y a un ordre logique dans ces articles; les nouveaux visiteurs comprendront mieux en commençant par le premier article. Merci

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Actuellement, alors que des enquêtes et des sondages sont organisés chaque jour sur Internet, parfois lancés par les adolescents eux-mêmes, aucun travail de recherche n'a jamais été réalisé sur la sexualité des jeunes, à partir de ce support. En revanche, la lutte contre le SIDA fut à l'origine d'études officielles approfondies. Ainsi, en France, la plus importante d'entre elles fut menée par un groupe de chercheurs (CNRS, INSERM…) sous la direction de Hugues Lagrange et Brigitte Lhomond, auprès de 6162 jeunes français[1]. Certes ce travail constitua une avancée dans la reconnaissance de la sexualité adolescente, même s'il avait restreint sa cible aux 15-18 ans. Mais l'analyse de la méthodologie observée et des résultats obtenus montre que réticences et préjugés n'ont pas disparu.

La méthodologie appliquée dans cette étude est longuement expliquée au début de l'ouvrage. On y apprend qu'une centaine d'enquêteurs se sont présentés chez des jeunes préalablement sélectionnés sur toute la France, se sont présentés à leurs parents, leur ont expliqué le but et les modalités de l'enquête et leur ont demandé l'autorisation de faire remplir un questionnaire par leur fils ou leur fille, à leur domicile. Comment peut-on imaginer qu'un tel procédé n'ait pas influencé les réponses des adolescents quand on sait à quel point ceux-ci sont justement soucieux de préserver leur intimité vis-à-vis de leurs parents, dans ce domaine ? Comment donc ne pas s'étonner que cette enquête ait produit des résultats ahurissants que contredirait toute personne un peu familière du monde des ados ?

Par exemple, dans le questionnaire présenté aux jeunes, il leur était demandé s'ils s'étaient masturbés pendant la semaine précédente : 45,6% des garçons de 15 ans et 37,1% des garçons de 16 ans répondirent par l'affirmative ! Or toutes les enquêtes prouvent sans l'ombre d'un doute que plus de 95% des garçons de cet âge se masturbent régulièrement ! Ces résultats aberrants n'ont pourtant pas surpris les auteurs de l'enquête, pas plus qu'ils n'ont fait tiquer les journalistes qui les ont publiés !

Prenons un autre exemple, tout aussi scientifique et officiel, qui montre cette fois-ci la manipulation volontaire de l'enquête. Il s'agit d'une thèse réalisée en Suisse en 1984, dans le canton du Jura, par un candidat au doctorat de médecine de l'Université de Lausanne[2]. Cette thèse est intéressante à plusieurs points de vue, notamment parce que la méthodologie de l'enquête était longuement présentée, parce que le taux de participation était très élevé et parce que des tableaux croisés originaux avaient été dressés. Parmi les nombreuses erreurs méthodologiques de cette étude, je choisis le thème que j'ai sélectionné pour l'ouvrage Lagrange-Lhomond critiqué précédemment : la masturbation.

Dans le document soumis aux adolescents jurassiens, la question était énoncée ainsi : « Cela vous arrive-t-il de vous faire plaisir (masturbation) ? », avec un choix parmi les trois modalités suivantes : « assez souvent », « rarement » et « jamais ». La formulation de la question et des réponses est triplement contestable :

  1. Pour un tel sujet, il fallait soumettre des réponses quantifiables (nombre de fois par semaine ou par mois) afin de mieux les exploiter et de cerner au plus près la réalité de ce comportement ; l'utilisation de termes aussi vagues que « assez souvent » et « rarement » laisse le champ libre à toutes sortes d'interprétations de la part des répondants et des enquêteurs.
  2. La  modalité « jamais » est ambiguë : signifie-t-elle que le garçon ne s'est jamais masturbé de sa vie ou qu'il ne le fait plus depuis un certain temps ?
  3. Utiliser l'expression « vous faire plaisir » suivie, entre parenthèses, du mot « masturbation » est tout à fait grotesque quand on s'adresse à des garçons de 15 à 18 ans. On a vraiment l'impression que l'enquêteur est gêné par la question qu'il pose, ce qui n'est pas le meilleur moyen d'obtenir des réponses sincères.
  4. Le panel des modalités est incomplet : pourquoi avoir omis de proposer la réponse « souvent », surtout quand on sait que c'est celle qui correspond le plus à la réalité du comportement des ados ? Cette erreur est nettement plus grave que les précédentes, puisqu'elle fausse délibérément les résultats de l'enquête. On peut légitimement se demander si l'enquêteur de souhaitait pas minimiser la fréquence de la masturbation



[1] Hugues Lagrange et Brigitte Lhomond (dir.) – L'entrée dans la sexualité : Le comportement des jeunes dans le contexte du SIDA – Paris : La Découverte, 1997. L'enquête qui sert de support à cet ouvrage fut menée entre janvier et mars 1994.

[2] Markus Hug – Sexualité adolescente et éducation sexuelle : Réalités de souhaits des jeunes jurassiens de 15 à 19 ans – Sierre, 1984. L'Université félicita Monsieur Hug pour l'excellence de sa thèse, sans faire la moindre remarque sur les faiblesses de sa méthodologie.

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05 février 2005

Sujets de sexualité dont parlent les ados avec leurs copains

 


La question 7 demandait si les ados parlaient sérieusement de sexe avec des garçons de leur âge. De quel sujet parlent-ils surtout?

Question 8: De quel sujet parles-tu le plus fréquemment ?

Hétérosexuels
  Relations sexuelles avec les filles  55.4 %
  Relations sexuelles avec les garçons  1.4 %
  Croissance, puberté, taille du pénis  5.4 %
  Masturbation  16.4 %
  Autres sujets  21.4 %
 

Homosexuels
  Relations sexuelles avec les filles  9.9 %
  Relations sexuelles avec les garçons  20.2 %
  Croissance, puberté, taille du pénis  5.1 %
  Masturbation  15.8 %
  Autres sujets  49 %
 

Commentaire

Peu de surprises dans ces résultats: pour les hétéros, c'est largement les relations sexuelles avec les filles qui arrivent en tête des conversations, suivies de la masturbation; pour les homosexuels, c'est moins simple puisque les "autres sujets" arrivent nettement en tête; vraisemblablement il s'agit de sujets liés à leur orientation sexuelle.

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Sites pour ados

Suite à de nombreuses demandes, voici les adresses des sites auxquels je fais régulièrement référence et qui me paraissent les plus sérieux. Ils s'adressent aux ados garçons et filles et leurs forums abordent l'amour, la puberté et la sexualité, parmi beaucoup d'autres sujets. Ce ne sont en aucun cas des sites pornographiques même si les questions et les commentaires sont parfois très hard. Malheureusement, 3 de ces 4 sites sont américains. Il faudra donc faire un effort de compréhension. Mais cela devrait vous permettre d'améliorer votre Anglais, même si la langue parlée par les ados américains ne devrait pas particulièrement plaire à votre prof d'Anglais!

Site français: www.sortirensemble.com

Sites américains: http://teenforums.studentcenter.org, http://forums.govteen.com, http://forums.vteen.com

 

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Parlent sérieusement de sexe avec leurs copains

 

Question 7: Est-ce que tu parles sérieusement de sexe avec des garçons de ton âge ?

Hétérosexuels
  Oui, souvent  18.3 %
  Oui, parfois  38.1 %
  Oui, rarement  28.2 %
  Non, jamais  15.4 %
 


Homosexuels
  Oui, souvent  18.5 %
  Oui, parfois  36.2 %
  Oui, rarement  27.6 %
  Non, jamais  17.7 %
 


Bisexuels
  Oui, souvent  23.6 %
  Oui, parfois  39.4 %
  Oui, rarement  22.8 %
  Non, jamais  14.2 %
 

Commentaire

Le plus surprenant dans ces tableaux, c'est qu'ils ne montrent pour ainsi dire pas de différence entre les réponses des hétéros, des bi et des homos. Grosso modo, 40% des ados de 13 à 16 ans disent ne jamais parler de sexe sérieusement, ou alors rarement, avec des copains de leur âge. Ce la peut paraître surprenant, mais cela correspond à ce que l'on observe sur certains forums. On y voit d'ailleurs les deux extrêmes: ceux qui n'abordent ce sujet, même avec leurs meilleurs copains, et qui se posent la question de comment en parler; et ceux qui se disent tout ou presque, et qui font même des expériences ensemble. On aura l'occasion d'en reparler.

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Avec qui les ados parlent de sexualité

 

Avec quelle catégorie d’adultes parlez-vous sérieusement de sexualité ?

(Ventilation de la question 9 du questionnaire Surveyteens, 1425 participants de 13 à 16 ans)

Hétérosexuels
  Mon père ou mon beau-père  18.9 %
  Ma mère ou ma belle-mère  28.6 %
  Un frère aîné  12.3 %
  Une soeur aînée  6.6 %
  Un autre homme de ma famille  7 %
  Une autre femme de ma famille  3.5 %
  Un homme en-dehors de ma famille  12.8 %
  Une femme en-dehors de ma famille  10.1 %
 

 

Homosexuels
  Mon père ou mon beau-père  3 %
  Ma mère ou ma belle-mère  18.5 %
  Un frère aîné  3 %
  Une soeur aînée  3.6 %
  Un autre homme de ma famille  3 %
  Une autre femme de ma famille  1.2 %
  Un homme en-dehors de ma famille  60.1 %
  Une femme en-dehors de ma famille  7.7 %
 

 

Bisexuels
  Mon père ou mon beau-père  18.2 %
  Ma mere ou ma belle-mère  18.2 %
  Un frère aîné  13.6 %
  Une soeur aînée  4.5 %
  Un autre homme de ma famille  4.5 %
  Une autre femme de ma famille  0 %
  Un homme en-dehors de ma famille  25 %
  Une femme en-dehors de ma famille  15.9 %
 

 Analyse

Ces 3 tableaux sont très riches d'enseignement, si on veut bien les analyser attentivement.

Tout d'abord, on doit faire face à plusieurs difficultés pour comparer ces données: compte-tenu de la loi des grands nombres, on peut considérer que les ados ont tous, à égalité, un père et une mère, même si, en cas de séparation, on sait que l'enfant est plus souvent placé auprès de sa mère. Toujours en vertu de la loi des grands nombres, on peut dire que l'ado a autant de chance d'avoir un grand frère qu'une grande soeur. Même raisonnement pour les catégories "un autre homme de ma famille" et "une autre femme de ma famille", ainsi que "un autre homme en dehors de ma famille" et "une autre femme en dehors de ma famille". Dans toutes ces situations, on peut donc légitimement effectuer des comparaisons au sein d'un même groupe SEULEMENT.

Prenons un exemple: déduire des graphiques ci-dessus que les ados parlent plus ou moins avec leur grand frère qu'avec leur père n'aurait aucun sens: car les ados ont beaucoup plus de chances d'avoir un père qu'un grand frère.

C'est pourquoi mon analyse, et donc mon commentaire, sera ciblé sur dessituations comparables.

Commentaire

Commençons par commenter les statistiques concernant les garçons de 13-16 ans hétérosexuels.

On voit qu'ils se confient plus à leur mère qu'à leur père, dans le domaine de la sexualité, dans une proportion des 60%-40%. En revanche, ils parlent bien plus souvent de sexualité avec un frère aîné qu'avec une soeur aînée (65%-35%), avec un autre homme de la famille qu'avec une autre femme de la famille (66%-33%); en revanche, de telles conversations ne sont que légèrement plus fréquentes avec un homme en-dehors de la famille qu'avec une femme en-dehors de la famille. Dans l'ensemble donc, le garçon adolescent se tourne toujours plus volontiers vers une personne de son propre sexe que vers une personne de sexe féminin pour parler sérieusement de sexualité, sauf en ce qui concerne sa mère, qu'il privilégie à son père.

Voyons maintenant les statistiques concernant les homosexuels

Reprenons les mêmes comparaisons. L'ado homosexuel se confie très nettement plus à sa mère qu'à son père, dans une proportion de 86%-14%. ce garçon paraît donc très nettement plus proche de sa mère que de son père, ce que tous les témoignages confirment. A l'adolescence, le garçon qui est gay ou qui crot l'être redoutera d'en parler à son père et s'ouvrira plus facilement à sa mère. La grande soeur peut également recevoir ses confidences, comme on le voit à égalité avec un grand frère.

En dehors de la famille restreinte, c'est vers un adulte de son sexe que le garçon homosexuel se tournera de préférence: un oncle, un cousin, ou tout siimplement un adulte ne faisant pas partie de la famille. On voit l'importence que revêt une telle personne - un homme ne faisant pas partie de la famille - pour un adolescent homosexuel.

Si nous comparons les réponses des hétérosexuels et des homosexuels, nous voyons bien qu'il existe une très nette différence de comportement dans leurs rapports avec les adultes, au moins en ce qui concerne la sexualité: si la mère est toujours privilégiée au père, elle l'est nettement plus pour les ados gay; si le père est souvent écarté des conversations à caractère sexuel avec son fils, il l'est très nettement plus, presqu'à être hors circuit, lorsque son fils est homosexuel. La grande soeur, pour un ado gay, a beaucoup plus facilement un rôle de confidente. Quant à l'homme en dehors de la famille, qui peut être un prof, un ami des parents, une rencontre sur Internet, il semble revêtir une très grande importance.

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Conversation sur le sexe avec ses parents

 

Le site américain de forums d'ados consacré en partie à la sexualité Teencenter a posé une question à ses membres sur ce qu'en Anglais les jeunes appellent "The talk", LA conversation. Cela veut dire la conversation sérieuse que certains parents ont avec leurs enfant, au début de leur puberté, sur la sexualité. Donc ce site leur demandait s'ils avaient déjà eu ce genre de conversation sérieuse et un peu solennelle. Voici les réponses à la question: Avez-vous déjà eu une conversation sérieuse et complète avec vos parents sur la sexualité?

 

Commentaires

Environ deux-tiers des répondants, âgés de 13 à 16 ans, répondent n'avoir jamais eu ce genre de conversation avec un de leurs parents. La lecture des commentaires des uns et des autres dans les forums montre que ce genre de conversation est redouté par ceux qui n'y ont pas encore participé et peu apprécié par ceux qui y ont eu droit. Les critiques tournent autour de trois sujets: ça arrive toujours trop tard, à un moment où on sait déjà tout ça; c'est très embarrassant de parler de sexualité avec les parents, surtout de masturbation; les parents sont au moins aussi embarrassés que leurs enfants, et c'est parfois comique. Est-ce votre cas?

Comparaison

Le site pour ados Sortirensemble a réalisé un sondage sur ce sujet. La question était: "Parles-tu de sexualité avec tes parents" . Les réponses des garçons de moins de 18 ans furent les suivantes: souvent, 12% - rarement, 26% - jamais, 60% . Il faut être d'une grande prudence avec les sondages de ce site, qui ne sont pas réalisés d'une manière professionnelle. Par ailleurs, la répartition par âge n'est pas équilibrée: la tranche 16-17 est très majoritaire.

 

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Question 9: Est-ce que tu parles sérieusement de sexe avec un adulte ?

Hétérosexuels
  Oui, souvent  3.8 %
  Oui, parfois  15.5 %
  Oui, rarement  22.7 %
  Non, jamais  58 %
 

Homosexuels
  Oui, souvent  11.1 %
  Oui, parfois  23.2 %
  Oui, rarement  21 %
  Non, jamais  44.7 %
 

Bisexuels
  Oui, souvent  4.7 %
  Oui, parfois  18 %
  Oui, rarement  19.5 %
  Non, jamais  57.8 %
 

Commentaire

D'où proviennent les sources d'information des ados? L'enquête Surveyteens n'a pas posé cette question comme telle. Mais à la lecture des posts dans les forums, les sources principales sont les copains et internet. Nous le verrons ultérieurement. Qu'en est-il des adultes? Les ados parelent-ils avec eux sérieusement de sexualité? Dans l'ensemble, non ou vraiment rarement. On constate avec surprise que ce sont les garçons homos qui ont le plus de contact avec des adultes, à ce sujet. Avec qui? Nous le verrons ultérieurement

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D’après ton expérience personnelle, penses-tu que les cours d’éducation sexuelle donnés à l’école répondent aux souhaits des jeunes d’aujourd’hui?

Question complémentaire posée à la fin du site. Pas de répartition par orientation sexuelle.

  Certainement, ils ont complètement répondu à mes attentes  1.7 %
  En grande partie, mais on pourrait les améliorer  21.7 %
  Pas vraiment; beaucoup d'aspects de la sexualité ont été soit oubliés soit incomplets  50 %
  Pas du tout  18.3 %
 
  Je n'ai pas assisté à des cours d'éducation sexuelle à l'école (5 votes : 8.3 %)

Commentaire

Dans l'ensemble les cours d'éducation sexuelle à l'école ne sont pas appréciés, tous pays confondus, et pour deux raisons principales:

1. Ils arrivent trop tard, et les ados savent (ou croient savoir) l'essentiel; leur source principale d'information sexuelle est ailleurs, comme nous le verrons plus tard

2. Les ados se sentent gênés pour poser des questions, dans des classes qui sont presque toujours mixtes; mais dans certains pays, la classe est divisée en deux, garçons et filles étant séparés, pour ces cours d'éducation sexuelle

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Cours d'éducation sexuelle à l'école

 

Est-ce qu'on t'a déjà donné des cours d'éducation sexuelle à l'école?

Question complémentaire posée à la fin du site. Pas de répartition par orientation sexuelle.

  Oui  83.2 %
  Non  16.8 %
 

Commentaire

Il semble que la grande majorité des garçons interrogés, qui proviennent de très nombreux pays, aient participé à un cours d'éducation sexuelle dans leur établissement scolaire. Ce genre de cours peut être intitulé de différentes manières, ou tout simplement les notions de base sur la sexualité humaine sont-elles présentées à travers des cours de biologie ou de santé, comme c'est souvent le cas aux Etats-Unis. Justement, dans ce pays, une polémique fait rage au sujet des cours d'éducaton sexuelle, entre les parents qui veulent qu'ils soient supprimés parce qu'ils disent que cela incite les jeunes à avoir des relations sexuelles, et ceux qui disent qu'au contraire ça leur apprend à être responsables, notamment face au virus du SIDA.

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Sortent avec quelqu'un

Revenons à un précédent sujet concernant l'amour. L'enquête Surveyteens s'était intéressée à savoir si les ados étaient amoureux, et si oui, de qui (voir les précédents articles).Etre amoureux ne signifie pas sortir avec. Aussi il semble intéressant d'examiner les réponses que les ados de 13 à 16 ans ont fournies à la question: Sortez-vous avec quelqu'un maintenant?  sur le site Govteen. En anglais, la question était: Do you have a girlfriend/boyfriend? La question s'adressait en effet indifféremment aux jeunes de toute orientation sexuelle, qui devaient se déterminer selon 5 catégories: straight (hétéro), straight curious (hétéro mais ouvert), bi (bisexuels), gay (homo) et unsure (ne savent pas encore). Voici les résultats de ce sondage auquel près de 1000 ados ont participé:

Commentaires

En règle générale, un peu plus d'un garçon sur quatre déclare avoir une petite amie ou un petit ami au moment où il a répondu à la question. Beaucoup certes indiquent qu'ils en ont eu une ou un avant, même plusieurs, mais ce qui comptait c'était actuellement. Je suis sûr que beaucoup d'adultes, comme moi, seront surpris par ces résultats qui paraissent faibles. Aux ados maintenant de faire des commentaires et de dire si ces résultats semblent correspondre à la situation qu'ils observent dans leur collège ou dans leur lycée.

Par ailleurs on note que les garçons se définissant comme hétéros sont moins nombreux à déclarer à avoir une petite amie que les garçons homos à avoir un petit ami. Je pense que cela tord le cou à certaines idées assez répandues dans le milieu homo ado, où les jeunes se plaignent de ne pas trouver de petit copain. On a envie de leur répondre que c'est peut-être encore plus difficile pour les hétéros de sortir avec une fille! On aura l'occaion de revenir sur cela .

 

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